Jean-Yves Gateaud explique sa démission
Par Jean-Yves Gateaud • 20 mar, 2008 • Catégorie: Lettre Ouverte •
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La victoire, largement pronostiquée, de la Gauche à Châteauroux n’a pas eu lieu. La droite est au pouvoir à nouveau pour six ans et la politique conduite par le maire UMP se trouve avalisée par ce scrutin, dans ses méthodes comme dans ses objectifs.
La droite et l’extrême droite ont réussi, masquant les divergences en leur sein, à ne présenter qu’une seule liste et à faire le plein de leurs voix dès le premier tour. Leur électorat s’est mobilisé comme s’il s’agissait déjà du face à face d’un second tour. La liste UMP fait 1500voix de plus que M. Hugon aux législatives (certes avec une participation supérieure).
La Gauche, unie sur l’essentiel mais divisée en tris listes, n’a pas mobilisé complètement son électorat. Son score total est à 200 voix des municipales de 2001, déjà pas fameuses, 350 voix des législatives 2007… L’abstention, supérieure de 6 points (ce qui représente 1700 votants en moins) ici, est beaucoup plus forte dans l’électorat de gauche et atteint 41,5% à Frontenac, 45% à Olivier Charbonnier, 50,5% à Buffon et 52,7% à Michelet).
A chacun d’analyser les explications possibles à ce différentiel de mobilisation, qu’elles soient nationales ou locales. Localement, la division en est une majeure.
Pour ce qui me concerne, j’ai décidé, en concertation avec tous mes camarades et amis de la liste « mieux vivre ensemble », d’abandonner toute fonction élective. Il n’y a là ni renoncement, ni faiblesse.
Je ne suis pas un « coureur » de mandats et l’objectif de mon engagement politique n’a jamais été de faire une carrière personnelle. Si j’avais été réélu maire en 2001, j’avais déjà prévu de passer la main à Michel Sapin pour les législatives dès 2002 et de cesser tout mandat en 2007-2008, considérant qu’à quelques mois de la retraite professionnelle (fin 2009) et après vingt cinq ans consacrés au service des Castelroussins (j’étais conseiller municipal dès 1983), je me devais de passer le relais à de plus jeunes. Les circonstances en avaient décidé autrement. Après cet ultime combat municipal, elles s’imposent à moi.
Ma parole au Conseil municipal serait dorénavant de peu de poids. Deux échecs successifs aux élections municipales enlèveraient à mes propos toute légitimité politique, sinon démocratique et handicaperaient la Gauche à défaut de servir Châteauroux et les Castelroussins. D’autres voix que la mienne s’élèveront demain, et elles ne manquent ni dans les partis de gauche, ni dans l’équipe brillante et jeune formée pour ces élections, pour faire valoir, sur la base de notre projet, l’intérêt de notre ville et de nos concitoyens.
Mon engagement militant au sein du Parti socialiste et de la Gauche reste entier et indéfectible mais je ne siègerai pas dans le nouveau Conseil qui sera installé samedi et j’en démissionne donc ce jour.
Jean-Yves GATEAUD le 11 mars 2008.
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Ces dernières semaines, les discussions ont été plus qu’animées pour connaître le responsable de la défaite ou au moins pour en analyser les causes.
Ne cherchons pas de bouc émissaire, ce serait stérile, inutile voire dangereux pour l’avenir.
La défaite est le résultat de plusieurs facteurs : désunion à gauche, forte mobilisation à droite, responsabilité de toute la liste de JY Gateaud. Nous n’avons pas su mobiliser assez notre électorat, c’est un fait.
Mais il y a certainement des qualités dans chaque équipe, dans chaque parti pour espérer que l’avenir, dans l’union, nous apportera des victoires.
Comme Michel Fradet, je crois qu’il ne faut pas se déchirer mais au contraire avoir une large et franche discussion entre toutes les forces de gauche. ne donnons pas une mauvaise image de la gauche, ce serait hypothéquer gravement le futur. Ces polémiques n’intéressent pas nos concitoyens. Ce qu’ attend notre électorat, c’est que nous soyons capables d’inventer, de proposer : soyons positifs.
Alors certes, il nous faudra trouver un leader mais que D Roullet se rassure, la section de Châteauroux, pour le PS, saura très bien, le temps venu, trouver quelqu’un de compétent, de dynamique.
Au travail, la gauche n’est pas morte!